Mes humeurs

Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 13:34
Prélever mes impôts pour voler au secours des pauvres malheureux boursicoteurs qui ont perdu quelques deniers sur les marchés internationaux ? Et puis quoi encore !

L'exécutif est-il si déconnecté de la réalité du prix de la baguette de pain, pour proposer ainsi, chaque jour, une nouvelle mesurette, plus obscène que les précédentes ? Il faut croire que oui...

Déjà qu'on est loin d'avoir fini de combler le trou monumental creusé par quelques services financiers en mal d'argent rapide. Mais où va-t-on et quand tout cela s'arrêtera t-il pour qu'enfin la France qui se lève tôt puisse profiter des quelques miettes de buche de Noël qu'on aura bien voulu - peut-etre - lui laisser ?

Oui ! Sans conteste, Coluche nous manque et aurait eu probablement bien des choses à dire de la situation actuelle. Des Français qui se lèvent tôt et qui ont du mal à remplir leur caddie chez Aldi et des autres... qui se lèvent peut-être un peu moins tôt et qui auraient pu peut-être (ce n'est pas encore décidé) se faire rembourser quelques pertes... Un peu comme si on demandait à là société de voler au secours, financièrement, des sociétés ou propriétaires qui décidaient de laisser leurs immeubles inoccupés.

En tous cas moi... la bourse j'en sais rien, mais mes bourses... elles débordent !
Par Humeuriste - Publié dans : Mes humeurs - Communauté : Humeur
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 09:19

La plupart des politiques volontaristes des pays dits civilisés sont basés sur ce que j'appellerais la morale humanitaire ou plutôt la "conscience planétaire", sans que les grands de ce monde aient véritablement compris (ou en tous cas feignent de l'ignorer) qu'au final, il n'y a qu'un seul Dieu... le Dieu pognon.

 

Alors on table sur l'infinie bonté de la poignée des gens qui "comptent" vraiment, ceux qui défont des dizaines de milliers de vies d'un simple abaissement de pouce, en leur demandant gentiment.. Les Monsanto, les industriels de l'Agroalimentaire, les magnats de l'énergie et ceux qui tiennent les vraies cordons de la bourse :

 

"Messieurs, la planète va mal ! Il faut que vous fassiez un petit effort. Pour les pauvres, contre le réchauffement global, pour une meilleure répartition des ressources."

Il n'est plus possible (et là... c'est moi qui rajoute...), au nom de ce que l'on appelle pudiquement le libéralisme économique, juste pour que certains nantis le soient encore plus, à l'infini ai-je envie de dire, d'empoisonner des bébés à la mélamine. Il n'est pas possible de continuer à déforester des pays entiers pour commercialiser des meubles qui ne serviront que peu, de décapiter les quelques rares espaces naturels qui nous restent sur cette planète (les pôles, les forets brésiliennes et d'Asie du Sud-Est).

On leur demande gentiment pourtant de faire des efforts... et ils nous répondent, le sourire carnassier au coin des lèvres, en punaisaisant de futurs marchés sur des cartes accrochées aux murs. Ce qui est bien pratique, finalement, c'est que lorsque l'on dénonce le capitalisme, personne ne se sent personnellement visé. On continue donc de pousser l'exploitation de tout ce qui peut l'être, jusqu'à sa quintessence. Lorsqu'un pays est exsangue, on passe au suivant, lorsque l'on considère qu'une usine ne rapporte plus assez... on délocalise chez le voisin. Les 500, 1000 ou 5000 personnes sur le carreau ne sont considérées que comme quelques dégâts collatéraux qui méritent à peine un froncement de sourcil.

Et pendant les "travaux"... les ventes continuent. Les happy few, une fois bien nantis, boursicotent et spéculent, pour le devenir encore plus. Et là, le serpent se mord la queue. Lorsque l'on a mis les populations des pays dits "riches" à genou en désertifiant leur tissu industriel et économique et que la "crise" pointe... on contraint ces mêmes populations à contribuer à "l'effort de richesse" de cette minorité, non pas de gré mais plutôt de force en usant de persuasion auprès d'Etats, mi-compatissants, les aides allouées seront récupérées sur le PIB d'une manière ou d'une autre...

"Comprenez-nous Messieurs les présidents... il faut renflouer nos caisses, le capitalisme n'est peut-être pas parfait, mais c'est tout ce que nous pouvons proposer...". Ben voyons !

Jusqu'au jour où la crise, de financière, deviendra sociétale, et tout l'argent du monde ne servira plus puisqu'il n'y aura plus rien à acheter. Le jour où, à force de puiser sans aucune restriction, et sur tous les plans, ces happy few auront terminé de transformer ce qui reste du "progrès" post industriel en... désert !

Et on en est plus très loin.

Par Humeuriste - Publié dans : Mes humeurs - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 12:04

Récemment, au cours de mes pérégrinations sur le web, je suis tombé sur une interview de Christophe de Margerie. Vous ne voyez pas qui c'est ? Il influe pourtant sur la vie quotidienne de millions de Français... plus particulièrement de Français automobilistes, puisqu'il s'agit du grand patron de Total !

 

Une interview que je qualifierais d'obscène puisque M. De Margerie s'inquiète... de la baisse du pétrole !

 

Ah bon ? Mais le pétrole a baissé ?

 

"On ne fait pas de reprise sans énergie. Si jamais les prix vont trop bas, beaucoup de sociétés - pas nous, mais d'autres sociétés - vont arrêter d'investir" déclare-t-il sans coup férir, oubliant peut-être au passage qu'avec un baril à 150 $, ce ne sont pas les investissements qui ont ralenti mais carrément des sociétés (et non des moindres...) qui ont mis la clef sous la porte.

 

Mais je suis une bien mauvaise langue. M. De Margerie ne fixe bien sûr pas le prix du baril.

 

Avouons tout dê même notre perplexité en voyant la rapidité avec laquelle les prix à la pompe sont indexés au baril, mais uniquement lorsque ce dernier monte. Pour la baisse ? Bah... il faut écouler tous ces stocks et puis le raffinage a tellement augmenté, il ne faut pas espérer grand chose ! Ben voyons !

 

Et M. Margerie de se lamenter tout opposé qu'il est à la proposition de taxer les profits pétroliers : "Total paye déjà beaucoup d'impôts" - il a cité le chiffre de 17 milliards par an, "et puis c'est quoi 12 milliards de bénéfices lorsqu'on paie 13 milliards d'investissements et que l'on est censé relancer l'économie" (?!). On en verserait presque une larme.

Je ne suis pas économiste mais 12 milliards de bénéfices nets (pour 2007, parce que pour 2008 cela devrait avoisiner les 14 milliards...), c'est ce qui reste une fois que l'on a tout payé non ?

Il est des indignations qui devraient rester muettes.

Par Humeuriste - Publié dans : Mes humeurs - Communauté : Tel est le monde !
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